Concours de L’Arbre de l’Année — Concours de L’Arbre de l’Année

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Le platane magnétique

Ils sont huit. Huit platanes centenaires qui composent ce que l’on devine être une ancienne allée. Le plus gros, dont l’âge est estimé à 350 ans, en impose par sa force et son port gracieux. Il est pratiquement situé au centre. Il magnétise le regard et l’on jurerait que les différentes perspectives n’ont été envisagées que pour lui rendre hommage. À quelques mètres, un étang dans lequel il doit plonger profondément ses racines. Des martins-pêcheurs s’y livrent à des courses effrénées, tandis que des bernaches vadrouillent le long des berges. Le tout compose un paysage romantique. « Il y a eu plusieurs mariages ici », me confient les propriétaires. Originaires du nord de la France, ils n’ont pu résister à l’attrait de cette enclave boisée et reposante, entourée d’un paysage marqué par la vigne. Cette zone fut pendant longtemps un parc ouvert à tous, le parc Favier. Aux alentours La rivière Yonne, toute proche, est une zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), qui revêt une importance régionale pour ses habitats alluviaux (forêts, prairies, plans et cours d’eau), ses milieux secs (rochers, pelouses, bois de pente)et les espèces de faune et flore qui en dépendent.

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Chêne

Du haut de ses 25 mètres et de ses 30 mètres d’envergure, il est le gardien du lycée Notre-Dame du Mur de Morlaix, qui accueille plusieurs centaines d’élèves chaque matin. Il ne dit mot, mais en aurait sûrement à raconter en trois cents ans d’existence, ce grand chêne pédonculé au tronc massif, qui atteint presque 7 mètres de circonférence ! On ne peut le manquer et chaque personne qui étudie et travaille ici passe inévitablement sous son ombrage, plusieurs fois par jour. Les jeunes ont fait de ce grand chêne un point de repère, de rencontres, d’échanges ou même de retrouvailles, tout comme une avifaune variée (pigeons, choucas des tours et même un pic vert que l’on observe en période de vacances). Son pied a été recouvert de copeaux de bois pour le nourrir et le protéger des piétinements. C’est une chance d’avoir tant de personnes pour vous aimer et être aux petits soins pour vous chaque jour.

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Résultat des votes 2023

14 arbres nominés ont été soumis aux votes du public du 2 novembre au 18 décembre 2023

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Le chêne chapelle d’Allouville

C’est assurément l’un des doyens de notre pays. La légende voudrait qu’il ait été planté en 911, date de la fondation du duché de Normandie, mais les scientifiques pensent qu’il pourrait être plus âgé encore d’au moins un siècle. Il est donc au bas mot millénaire. Deux petites chapelles superposées y ont été aménagées, la plus ancienne datant de 1696. Il en a connu des vicissitudes. Forcément quand on traverse les siècles, on est exposé aux fureurs de la météo et à celles des hommes : plusieurs fois foudroyé, plusieurs fois menacé d’être abattu… Mais il est toujours là. D’ailleurs, il a soufflé très fort la nuit précédant la réalisation des images : la tempête Aurore a parcouru la Normandie et occasionné de très nombreux dégâts partout dans la région. Le chêne n’a pas bronché. « Il en a vu d’autres ! » me dit un voisin, alors que je déploie mon trépied au petit matin. Les habitants, des érudits, des passionnés des arbres, des personnalités… beaucoup lui ont consacré du temps et de l’amour. Il est aujourd’hui consolidé par une structure métallique. Avec ses chapelles, son escalier en colimaçon, ses différentes pancartes, ses câbles et protections diverses et variées, il présente une silhouette un peu étrange, mi-arbre, mi-construction. On pourrait le croire sorti tout droit de l’imagination fertile d’un auteur de fantasy. En protégeant ce très vieil arbre, on préserve aussi sa valeur culturelle et historique. Les 30  000 personnes qui viennent le visiter chaque année ne s’y trompent pas. C’est un véritable monument.

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L'arolle millénaire

Surnommé l’arolle millénaire, ce pin cembro sert de point de repère aux habitants de Val d’Isère, été comme hiver. Sa couleur verte, persistant toute l’année, le différencie parfaitement des mélèzes voisins qui, après l’or flamboyant de l’automne, perdent leurs aiguilles et passent l’hiver dénudés. Mais c’est surtout sa taille imposante qui permet de le repérer à 2 170 mètres d’altitude, sur le replat d’un versant pentu entre deux barres rocheuses surplombant le hameau de Laisinant. C’est là qu’il pousse très lentement depuis au moins trois siècles, à la limite supérieure de la forêt d’altitude, dans ce que l’on nomme « la zone de combat », là où les contraintes climatiques finissent par empêcher la croissance des arbres et des arbustes. Il lui en faut donc de la détermination ! Sa silhouette équilibrée cache une fourche de deux troncs principaux qui témoignent du poids important de la neige en hiver. Celle-ci a en effet causé la rupture de son tronc d’origine. On trouve de nombreuses traces de passages d’animaux sous l’arbre, notamment le renard, le tétras lyre et le cassenoix moucheté. Le pin cembro entretient avec ce dernier un rapport privilégié, puisqu’il est le principal disséminateur des graines de ses cônes. L’arolle millénaire a obtenu en juin 2024 le label Arbre remarquable de France.

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Cyprès

Originaire des côtes de la Californie centrale, le cyprès de Lambert est un arbre d’ornement dans de nombreuses régions du monde aux hivers doux et aux étés frais. C’est le cas dans le golfe du Morbihan, où l’arbre caractérise fortement les paysages littoraux. À la pointe d’Arradon, une rangée de cyprès séculaires est en première ligne face aux éléments. Jacques Marchandise, jeune retraité et grand amateur de photographie, les connaît depuis son enfance. Au lendemain d’une grosse tempête, il leur rend une visite et constate les dégâts : de nombreuses branches jonchent le sol. Les cyprès ont subi les assauts ravageurs du vent, mais ils ont résisté une nouvelle fois, avec panache et non sans bravoure. Il prend des images, un peu comme des témoignages de « ces arbres qui, comme bien d’autres, se meurent peu à peu sur notre littoral, ­victimes de toutes les agressions dont nous pouvons en partie nous tenir pour responsables, du fait de nos agissements sur cette planète. Le trait de côte recule et ces arbres sont inexorablement voués à disparaître ». Si le constat est implacable, la beauté, elle, est évidente. Ces arbres lui parlent, avec leurs formes sculptées par le vent et leurs nombreuses balafres et cicatrices. « Arrivé à l’âge de la contemplation, je ne me lasse jamais des paysages, des lumières, des ciels du golfe. » Espérons que le spectacle dure encore longtemps.

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Chêne

C’est une île ligneuse au milieu d’une morne plaine. Isolé dans une plaine agricole de Jully-sur-Sarce ayant subi les affres de trop nombreux remembrements, ce chêne pédonculé est un refuge essentiel pour la faune et la flore dans un paysage largement appauvri. Il y amène aussi une indéniable beauté, et ce n’est pas rien. Isolé, mais pas seul, loin s’en faut. Il est un écosystème à lui seul, offrant une mosaïque d’habitats pour de nombreuses espèces bien plus petites que lui. Son emplacement solitaire au coeur de la plaine favorise un face-à-face rare, presque intime, avec la nature. Se tenir auprès de lui, c’est ressentir à la fois sa force tranquille et le poids des siècles qu’il incarne. Il faut dire qu’il en impose, cet arbre remarquable, par ses dimensions : un tronc monumental, d’une circonférence de 8,5 mètres, creusé d’une vaste cavité basale, héritée d’un impact de foudre et d’un incendie ancien, autrefois si large qu’elle permettait à plusieurs personnes de s’y tenir debout, et une hauteur de plus de 25 mètres, avec une ramure puissante et équilibrée. Et son âge, canonique ! Il est estimé entre 500 et 800 ans. Un véritable géant.

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RDV le 7 novembre 2025

Qui sera L’Arbre de l’Année 2025 ? Découvrez les arbres nominés et voter pour votre favori jusqu'au 22 décembre !

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