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Concours de L’Arbre de l’Année 2018 L'arbre de l'année
Edito
Le concours

Individu ou groupe (famille, classe, école, commune, entreprise, association…), vous pouvez tous proposer un arbre candidat à l'Arbre de l'année. En plus de ses caractéristiques naturalistes et esthétiques, le jury prendra en compte l'histoire même de l'arbre et de son importance - culturelle, affective, sociale, symbolique, historique... - pour le groupe qui le présente.

Un photographe de Terre Sauvage se rendra dans chaque région afin de photographier les arbres lauréats..

 

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Par admin at 28/04/2014 09:30 |
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Découvrez les lauréats 2016

Suite aux délibérations du jury le 11 octobre 2016, les vainqueurs du concours « l’Arbre de l’année » ont été
désignés. le public a voté en nombre, plus de 20 000 votes.
C’est le zamana du parc de l’Habitation Céron (Martinique) avec 10 591 votes qui a remporté le prix du public. Le prix du jury a été décerné au platane de l’Aigle (Normandie). Le jury a aussi remis un « coup de cœur au Hêtre du Contadour (Provence-Alpes-Côte d’Azur), arbre qu’il souhaitait célébrer pour ses qualités et son histoire unique.
La cérémonie de remise des prix a été suivie par le vernissage de l’exposition photographique des arbres candidats, grâce au soutien de l’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France et de SNCF Gares& Connexions, branche de SNCF en charge de la gestion, de l’exploitation et du développement des 3 000 gares françaises. Les visiteurs et voyageurs pourront découvrir cette exposition en gare de Paris-
Montparnasse pendant deux mois. Elle mettra en lumière les 16 arbres candidats, photographiés par Emmanuel Boitier, ainsi que les 19 plus beaux arbres de la région Ile-de-France.

 


Le Jury, présidé par Robin Renucci, comédien, était composé des représentants de l’ONF, Terre Sauvage, la LPO et l’association A.R.B.R.E.S. s'est réuni pour élire  L’ARBRE DE L’ANNÉE 2016.


PRIX DU PUBLIC . Le Zamana du parc de l’Habitation Céron (Martinique).



Le zamana, ou arbre à pluie, a été largement introduit en Asie du
Sud-Est et dans certaines îles du Pacifique. En Martinique, il servait
autrefois à abriter les plantations de caféiers et de cacaoyers, grâce
à son port très large et sa forme comparable à celle d’un parasol.
En cas de pluie, ses folioles se replient sur elles-mêmes et permettent
aux gouttes d’atteindre le sol. Quand le soleil revient, les
folioles se déploient à nouveau : sous l’arbre, le sol reste ainsi frais
et humide. Le zamana du parc de l’Habitation Céron (une ancienne
exploitation sucrière créée au XVIIe siècle), est répertorié comme
étant l’un des plus gros arbres visibles des petites Antilles : 10 personnes
main dans la main sont nécessaires pour faire le tour de son
énorme tronc. Son magnifique houppier, faits d’énormes branches
moussues recouvertes d’épiphytes, couvre à l’aplomb une surface
de plus de 5 000 m2. Un arbre protecteur qui bénéficie lui-même
d’une véritable douceur et indulgence de la part des éléments : il a
survécu à tous les cyclones ainsi qu’à l’éruption volcanique mortelle
de la montagne Pelée en 1902.


PRIX DU JURY. Le platane de l'Aigle en normandie.

On arrive par un pont enjambant la Risle, une petite rivière

qui se fait affluent de la Seine et qui donne sur un parc verdoyant,

vestige de l’ancien parc du château de L’Aigle. La surprise

est de se retrouver non pas face à un arbre, mais face à

deux arbres, deux platanes tricentenaires de forte stature, à

la ramure impressionnante et d’une indéniable qualité esthétique.

L’arbre présenté au concours est celui du fond du parc,

un peu plus gros, avec 7 mètres de circonférence (contre 6,8

mètres pour son voisin). Il affiche une santé éblouissante.

Peut-être même un peu trop vigoureuse au goût des jardiniers

rencontrés dans le parc, qui passent un peu de trop

de temps, selon eux, à éliminer tous les petits platanes qui

poussent dans leurs potagers directement attenants.

Ce platane est intégré à la vie culturelle de la ville, par le

biais notamment « Des dimanches après-midi sous les platanes

» : des animations et des concerts sont organisés au

pied du colosse durant tout l’été. Avec le vent qui fait bouger

doucement les branches en cette belle journée ensoleillée

de juillet, on dirait même qu’il danse : c’est sans doute un mélomane.

 

Coup de coeur du jury. Hêtre de Contadour,                                          région  Provence Alpes Côtes d'Azur.

Le paysage est enchanteur. C’est un plateau fleuri de Haute-Provence, un camaïeu de couleurs, le violet

des sauges, le rose du sainfoin et le blanc des marguerites, où se découpe la silhouette harmonieuse

d’un hêtre fier, enveloppé d’un ciel bleu moutonné de nuages. Le hêtre du Contadour fait face à la montagne

de Lure. Mais c’est son lien au mouvement pacifique des contadouriens, avant la seconde guerre

mondiale, que le jury de l’Arbre de l’année a souhaité récompenser. En effet, le hêtre du Contadour était

le lieu de rencontre privilégié pour Jean Giono et ses confrères, qui souhaitaient tous éviter l’éclatement

de la guerre.

C’est aussi pour son symbolisme que ce hêtre a retenu l’attention du jury. Le réchauffement climatique

affecte gravement la biodiversité, et les hêtres disparaissent très rapidement de la région. Cet arbre,

espèce de plus en plus rare en Provence, est testament de l’importance des efforts de conservation.

Pour l’instant, le hêtre est toujours là, d’une beauté fascinante et sans apprêt, simple. Les cinéastes ne

s’y sont pas trompés, faisant des lieux un site de tournage autour de l’oeuvre de Jean Giono : Crésus, de

Jean Giono lui-même, en 1960, Le hussard sur le toit, de Jean-Paul Rappeneau, en 1995, ou encore Les

âmes fortes, de Raúl Ruiz en 2001. On comprend facilement pourquoi.