Du 20 janvier au 1er Mars 2022, découvrez les 14 Arbres de l'édition 2021 en gare de Paris Gare de Lyon, situé à l'extérieur en face du hall 1, pour une durée de 2 mois. Heureuse d’oxygéner ses espaces à travers de magnifiques spécimens, SNCF Gares & Connexions s’associe au concours en exposant la photo des arbres sélectionnés.
L’ Art en gares, comme une nouvelle invitation au voyage !
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Exposition A.R.B.R.E.S remarquables de France.
« Tour de France des arbres lauréats du concours de l’Arbre de l’année ».
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Dans le jardin Élisée-Reclus qui se trouve sur la promenade du Soleil, à Menton, il
(du nom d’une baie située à l’entrée de Brisbane, dans le Queensland) est planté
sur la Côte d’Azur. Mais avec des températures qui descendent rarement sous les
10 °C en hiver et qui ne dépassent pas les 30 °C en été, Menton bénéficie d’un climat
idéal pour accueillir toutes sortes d’espèces tropicales et subtropicales. La ville s’est d’ailleurs
fait une spécialité des arbres exotiques : quelque 200 arbres particulièrement remarquables y
sont recensés. D’ailleurs, notre figuier n’est pas vraiment seul : dans le square des États-Unis,
il y a deux autres figuiers australiens, tout aussi impressionnants, également âgés d’environ
150 ans, précise Gérard Piazza, en charge des jardins d’exception et du patrimoine arboré de la
ville. Il y en a même d’autres dans divers jardins de la ville, mais celui qui nous intéresse ici est
particulièrement majestueux : son tronc et ses racines aériennes sont spectaculaires. Dans cet
attrait pour les essences exotiques, il y a une recherche esthétique, mais pas seulement. En effet,
depuis quelques années déjà, le palmier, plante phare des littoraux azuréens, est attaqué par le
charançon rouge, avec des pertes conséquentes malgré l’utilisation de traitements biologiques.
La ville a lancé un diagnostic pour connaître les essences, intégrer de nouveaux végétaux sans
perturber la cohérence du paysage et remplacer progressivement les palmiers.
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À première vue, on pourrait n’y voir que du feu, et pourtant il ne s’agit pas d’un seul arbre, mais bien de deux arbres qui sont ici intimement mêlés : les troncs, les feuillages sont mélangés, à tel point qu’on ne voit plus d’où viennent les branches de l’un et celles de l’autre. Le flamboyant était sans doute là, au centre d’un petit square tranquille, et une graine d’arbre de l’intendance, apportée vraisemblablement par un oiseau (ils sont nombreux ici, bulbuls, cardinaux, zostérops, moineaux…), a germé juste à côté pour devenir un bel arbre. Plusieurs fois, cet arbre intrus a été coupé, mais il a toujours repoussé, à chaque
fois plus vigoureux. Marie-Claude Douyere, qui porte cette candidature, se rappelle que plus jeune, il y a une trentaine d’années, elle travaillait tout près du square et il lui fallait tous les jours trouver une place pour sa voiture. En tournant autour, elle avait alors tout le loisir d’observer ce couple rebelle. À cette époque, les deux sujets unis étaient déjà vigoureux et solidement arrimés l’un à l’autre. Au bout d’un certain temps, la municipalité de Saint-Denis a projeté de régler la croissance anarchique de ces arbres en les coupant tous les deux : il y a eu un tollé général !
Dans cette belle île de la Réunion, où les mariages et les unions entre les différentes origines, les différentes religions, les différentes classes sociales sont la norme, l’existence de ce « couple » d’arbres était un écho, une image vivante de ce quotidien métissé. Devant la protestation, les arbres ont été épargnés. La vie professionnelle de Marie-Claude l’a conduite à travailler dans d’autres lieux, mais elle reste très attachée à ce square.
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L’arbre est unique en son genre : vu de profil, on imagine aisément le bas d’une silhouette humaine, aux formes généreuses. Même un artiste n’aurait pas fait mieux tant la forme est suggestive. En son creux se dévoile une cavité large et profonde dans laquelle on peut trouver un abri. C’est un arbre têtard, une ancienne trogne, dont on destinait jadis les branches nouvelles au menu des troupeaux ou au bois de chauffage. C’est un marqueur du paysage normand que tous les habitants de la commune de Villedieu-lès-Bailleul connaissent, car il est situé en bord de route. Un peu trop près d’ailleurs, les voitures le frôlent
à des vitesses déraisonnables et l’épareuse ne manque pas de lui infliger de vilaines cicatrices.
Certains de ses proches voisins ne s’en remettent pas. Les frênes ont souvent été plantés le long des
cours d’eau pour stabiliser les berges. C’est ici le cas, une petite rivière court au pied de ce trésor
végétal. En puisant des nutriments dans le sol, le têtard participe à en purifier naturellement
les eaux discrètes. Rien que pour cela, il mériterait bien plus d’attention.
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La légende attribue la plantation de ce frêne, situé au cœur du village de Vence, aux abords des remparts de la vieille ville, à la visite de François Ier et du pape Paul III, à l’occasion de la Trêve de Nice, conclue entre le roi de France François Ier et Charles Quint en 1538. On dit même que le premier l’aurait planté de ses propres mains. C’est une belle histoire, et comme toutes les belles histoires, elle est invérifiable. Las, il semble bien qu’en réalité, aucun de ces grands personnages ne soit venu à Vence, et il reste donc une incertitude quant à l’âge de cet arbre.
L’arbre est bien là, et c’est l’essentiel, accompagnant la vie du village depuis plusieurs siècles. On lui prête l’âge éminemment respectable de près de 500 ans. Cela semble parfaitement plausible au regard des cinq mètres de circonférence de son tronc, qui est entièrement creux. Creux au point d’avoir procuré pas mal de migraines aux experts qui se sont succédé à son pied, et dont la plupart ne prévoyaient pas d’autres issues que l’abattage, pour des raisons de sécurité. Un expert plus avisé a finalement jugé qu’il n’y avait pas de sens à abattre un tel patrimoine.
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C'est une histoire somme toute ordinaire. À la recherche d’un nouvel endroit où vivre, un couple visite une maison flanquée d’un terrain qui abrite un arbre qui lui ne l’est pas, ordinaire. La cerise sur le gâteau. Venu pour une maison, il repart avec en tête un rêve ligneux, fait de branches somptueuses et de feuillages étincelants. La maison, elle est très bien, mais à la vérité le couple ne l’a qu’à peine regardée… Il faut dire
que dans le parc du domaine Saint-Hilaire, à Meung-sur-Loire, ce ginkgo a fière allure : avec un tronc puissant de 5,1 mètres de circonférence, ce trésor ornemental originaire de Chine vous ensorcelle de tous ses charmes. C’est sans aucun doute l’un des plus beaux spécimens de la région Centre-Val de Loire, et même au-delà. Vraisemblablement planté à la construction de la maison, il doit être âgé d’environ 170 ans. Rappelons que le ginkgo est l’unique survivant d’une famille d’arbres apparue à l’ère primaire et qui a connu son apogée au jurassique. Il s’agirait de la plus ancienne espèce d’arbre connue, qui n’a pratiquement pas évolué depuis des millions d’années. Sa culture est séculaire en Chine, dans les monastères, d’où il a été importé vers le Japon et la Corée, autour du XIIe siècle, avant d’être introduit bien plus tard en Europe, au XVIIIe siècle.
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Fierté du parc François-Mitterrand d’Hellemmes, ce hêtre lacinié est l’un des arbres les plus emblématiques du patrimoine arboré local. Planté vers 1870, bien avant la construction du château Fanyau tout proche (qui abrite la mairie), c’est aujourd’hui un arbre élégant, dont l’âge est estimé à 155 ans. Sa silhouette conique bien dessinée, sa forme de greffon remarquable ainsi que la finesse de son feuillage profondément découpé lui confèrent une allure unique. Au printemps, ses feuilles d’un vert brillant rappellent les frondes des fougères, tandis qu’à l’automne elles se parent d’éclatantes teintes rouges et orangées. Il a été classé remarquable en 2022, pour sa rareté régionale et pour ses qualités morphologiques. Un suivi écologique rigoureux assure sa préservation. Seule une taille sanitaire est autorisée et une borde spécifique a été installée pour éviter le tassement des racines et accueillir les feuilles mortes à l’automne. Une ville aux petits soins pour ses arbres.Il faut la féliciter, elles sont certes de plus en plus nombreuses, mais pas encore assez…
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Perché sur une colline boisée de la montagne Noire et adossée aux ruines d'une chapelle péromane, ce hêtre arbore fièrement ses épaules de centenaire. De grosses branches émanent de son tronc massif, constellé de mousses vertes et de lichens gris. Il émane de la puissance. Laetitia Souloumiac connaît l'arbre depuis son enfance. A l'occasion de ce concours, elle creusa leur passé respectif et fit une étonnante découverte. Elle apprit, non sans une certaine stupéfaction, que ses ancêtres avaient vécu tout près de l'arbre. Ces recherches ont révélé un lien insoupçonné. Est-ce qu'un arbre peut faire partir d'une famille ? Oui assurément.
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Avec son fût trapu de 5 mètres de circonférence qui s’élève vers la lumière d’un vaste ciel, en haut d’une colline perchée à 50 mètres d’altitude, ce hêtre commun est sans doute âgé de plus de 350 ans et ses branches puissantes laissent deviner une lutte incessante face au grand vent du Midi et aux lourdes neiges, jadis si nombreuses. On lit sur son tronc les traces laissées par ce combat sans merci contre les intempéries
et le temps qui passe. Mais il a du caractère et chaque année, il offre une fainée généreuse et une palette magnifique de couleurs du vert tendre printanier au jaune éclatant de l’automne.
C’est un arbre de famille. Il faut faire l’effort de marcher pour venir à sa rencontre à Vernouxen-
Vivarais, mais on aime s’y retrouver pour conter des histoires aux enfants, accueillir les
amis, se remémorer les moments de joie et honorer la mémoire de ceux qui sont partis trop tôt.
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