À la fois abri et source de nourriture pour nombre d’insectes, d’oiseaux et de petits mammifères, ce platane dressé au centre du parc du château du Mayne, à Barsac, se détache avec majesté sur fond de collines de l’Entre-deux-Mers. Il se murmure que, sans lui, les vins de Sauternes, issus des vignes du domaine, n’auraient pas la même saveur… C’est du moins ce que nous confie Gilles Bourjade, son propriétaire, persuadé qu’avec la petite population animale qu’il héberge et la grande ombre qu’il porte sur la vigne, ce platane joue un rôle crucial et contribue à la maturité du raisin. Celui-ci tient sûrement, pense-t-il, en grande partie aux chants des oiseaux (les trilles des étourneaux en particulier) qui exercent sur la vigne un effet bénéfique. Un véritable atout pour la production en culture biologique. C’est une très belle façon de voir et de ressentir les choses. Ce jour-là, alors que les prises de vues s’enchaînent, l’alouette lulu qui chante non loin semble acquiescer.
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C’est une île ligneuse au milieu d’une morne plaine. Isolé dans une plaine agricole de Jully-sur-Sarce ayant subi les affres de trop nombreux remembrements, ce chêne pédonculé est un refuge essentiel pour la faune et la flore dans un paysage largement appauvri. Il y amène aussi une indéniable beauté, et ce n’est pas rien. Isolé, mais pas seul, loin s’en faut. Il est un écosystème à lui seul, offrant une mosaïque d’habitats
pour de nombreuses espèces bien plus petites que lui. Son emplacement solitaire au coeur de la plaine favorise un face-à-face rare, presque intime, avec la nature. Se tenir auprès de lui, c’est ressentir à la fois sa force tranquille et le poids des siècles qu’il incarne. Il faut dire qu’il en impose, cet arbre remarquable, par ses dimensions : un tronc monumental, d’une circonférence de 8,5 mètres, creusé d’une vaste cavité basale, héritée d’un impact de foudre et d’un incendie ancien, autrefois si large qu’elle permettait à plusieurs personnes de s’y tenir debout, et une hauteur de plus de 25 mètres, avec une ramure puissante et équilibrée. Et son âge, canonique ! Il est estimé entre 500 et 800 ans. Un véritable géant.
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C’est un rescapé du grand remembrement qui devait faire partie d’une haie séparant deux champs, comme il y en avait tant d’autres, jadis. Un beau jour de 2021, son propriétaire a rencontré une association dénommée Les Garnemants, qui s’était mis en tête de redonner à la biodiversité ses lettres de noblesse. Il
leur a permis d’investir le royaume d’herbes folles dans lequel vivait le chêne pédonculé des Rautardières, à
Challans, pour lui apporter une compagnie un peu plus ligneuse. Les bipèdes se sont mis à planter autour de lui des arbres fruitiers et bocagers, un jardin médicinal, à creuser une mare et un puits, et surtout à lui offrir un bel écrin : un théâtre de verdure face auquel il trône fièrement. De quoi envisager de pousser sereinement, d’autant que ses nouveaux gardiens ont apposé en 2024 leur paraphe sur un document le protégeant pour les quatre-vingt-dix-neuf prochaines années. L’ensemble du terrain a été placé sous la protection d’une Obligation réelle environnementale, un acte notarié dans lequel la préservation du – futur grand – chêne est spécifiquement notifiée.
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Avec son fût trapu de 5 mètres de circonférence qui s’élève vers la lumière d’un vaste ciel, en haut d’une colline perchée à 50 mètres d’altitude, ce hêtre commun est sans doute âgé de plus de 350 ans et ses branches puissantes laissent deviner une lutte incessante face au grand vent du Midi et aux lourdes neiges, jadis si nombreuses. On lit sur son tronc les traces laissées par ce combat sans merci contre les intempéries
et le temps qui passe. Mais il a du caractère et chaque année, il offre une fainée généreuse et une palette magnifique de couleurs du vert tendre printanier au jaune éclatant de l’automne.
C’est un arbre de famille. Il faut faire l’effort de marcher pour venir à sa rencontre à Vernouxen-
Vivarais, mais on aime s’y retrouver pour conter des histoires aux enfants, accueillir les
amis, se remémorer les moments de joie et honorer la mémoire de ceux qui sont partis trop tôt.
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