Entre le célèbre col de Bavella et la vallée de la Solenzara, en Corse, à environ 500 mètres d’altitude, ce chêne pubescent plusieurs fois centenaire attire inévitablement l’attention par son port équilibré et harmonieux. Mais ce qui fait sa plus grande originalité et lui confère son aspect le plus remarquable se trouve en fait à son pied. Cet arbre a en effet poussé entre deux monolithes naturels, deux gros blocs de granit de plusieurs mètres de hauteur. Il recouvre une bonne partie de l’un d’eux d’un solide manteau ligneux qui l’enserre progressivement, on pourrait même dire amoureusement : c’est ce qui frappe le
plus quand on regarde le chêne, on dirait qu’il embrasse le rocher. Une fusion entre le bois et la pierre… La circonférence de son tronc est de 4,30 mètres et il grimpe à plus de 20 mètres de hauteur, avec une frondaison dont le recouvrement est estimé à 300 mètres carrés. Il ne laisse personne indifférent, c’est certain.
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C'est une histoire somme toute ordinaire. À la recherche d’un nouvel endroit où vivre, un couple visite une maison flanquée d’un terrain qui abrite un arbre qui lui ne l’est pas, ordinaire. La cerise sur le gâteau. Venu pour une maison, il repart avec en tête un rêve ligneux, fait de branches somptueuses et de feuillages étincelants. La maison, elle est très bien, mais à la vérité le couple ne l’a qu’à peine regardée… Il faut dire
que dans le parc du domaine Saint-Hilaire, à Meung-sur-Loire, ce ginkgo a fière allure : avec un tronc puissant de 5,1 mètres de circonférence, ce trésor ornemental originaire de Chine vous ensorcelle de tous ses charmes. C’est sans aucun doute l’un des plus beaux spécimens de la région Centre-Val de Loire, et même au-delà. Vraisemblablement planté à la construction de la maison, il doit être âgé d’environ 170 ans. Rappelons que le ginkgo est l’unique survivant d’une famille d’arbres apparue à l’ère primaire et qui a connu son apogée au jurassique. Il s’agirait de la plus ancienne espèce d’arbre connue, qui n’a pratiquement pas évolué depuis des millions d’années. Sa culture est séculaire en Chine, dans les monastères, d’où il a été importé vers le Japon et la Corée, autour du XIIe siècle, avant d’être introduit bien plus tard en Europe, au XVIIIe siècle.
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Du haut de ses 25 mètres et de ses 30 mètres d’envergure, il est le gardien du lycée Notre-Dame du Mur de Morlaix, qui accueille plusieurs centaines d’élèves chaque matin. Il ne dit mot, mais en aurait sûrement à raconter en trois cents ans d’existence, ce grand chêne pédonculé au tronc massif, qui atteint presque 7 mètres de circonférence ! On ne peut le manquer et chaque personne qui étudie et travaille
ici passe inévitablement sous son ombrage, plusieurs fois par jour. Les jeunes ont fait de ce grand
chêne un point de repère, de rencontres, d’échanges ou même de retrouvailles, tout comme une
avifaune variée (pigeons, choucas des tours et même un pic vert que l’on observe en période
de vacances). Son pied a été recouvert de copeaux de bois pour le nourrir et le protéger des
piétinements.
C’est une chance d’avoir tant de personnes pour vous aimer et être aux petits soins pour vous chaque jour.
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Il est des arbres qui ont plus de chance que d’autres, c’est indéniable. C’est le cas de ce marronnier d’Inde, qui bien qu’encore très jeune, a déjà fière allure. Il a le privilège de pousser à côté d’un monument historique : les Sept-écluses de Rogny, dans l’Yonne,construites au XVIIe siècle sur le tracé initial du canal de Briare. Implanté au bas de ces écluses aujourd’hui sans eau, sur la rive du canal de Briare actuel, il jouit d’une perspective unique avec Rogny, un village de la Puisaye bourguignonne labellisé Cité de caractère, en toile de fond. Il fait désormais partie lui aussi du patrimoine important du village. Planté tout jeune
en 1942, il a vite compris que, dans un tel cadre, il fallait soigner sa présentation et se parer de
ses plus beaux atours. On peut dire qu’il y réussit parfaitement.
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Avec son fût trapu de 5 mètres de circonférence qui s’élève vers la lumière d’un vaste ciel, en haut d’une colline perchée à 50 mètres d’altitude, ce hêtre commun est sans doute âgé de plus de 350 ans et ses branches puissantes laissent deviner une lutte incessante face au grand vent du Midi et aux lourdes neiges, jadis si nombreuses. On lit sur son tronc les traces laissées par ce combat sans merci contre les intempéries
et le temps qui passe. Mais il a du caractère et chaque année, il offre une fainée généreuse et une palette magnifique de couleurs du vert tendre printanier au jaune éclatant de l’automne.
C’est un arbre de famille. Il faut faire l’effort de marcher pour venir à sa rencontre à Vernouxen-
Vivarais, mais on aime s’y retrouver pour conter des histoires aux enfants, accueillir les
amis, se remémorer les moments de joie et honorer la mémoire de ceux qui sont partis trop tôt.
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Le 15 janvier, le jury final s’est réuni au siège de la Fédération des Parcs naturels régionaux de France pour procéder à sa délibération finale. Accueillis par le président de la Fédération, Mickaël Weber, les membres du jury — réunissant Terre Sauvage, l’association A.R.B.R.E.S, l’Office national des forêts, la LPO et la Société Forestière — ont attribué, à l’issue de leurs échanges, trois distinctions : le Prix du jury, le Prix coup de cœur La Forestière et le Prix du public, dévoilé à cette occasion.
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Mois après mois, laissez-vous émerveiller par les arbres du concours.
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