Ce magnifique chêne est situé sur la commune de
Chevingy (Jura), mais dans la forêt de la Crochère
à Auxonne (Côte-d’Or). Il se trouve sur les tracés d’un
parcours de santé et d’un chemin de randonnée.
Rattaché à
La carte des arbres de France
On dirait qu’il nous tend ses multiples bras pour nous conter l’histoire des lieux. Le chêne de la Reine Jeanne, non loin du château du même nom, à Vence, est réputé pour sa taille imposante et sa longévité. Il est un véritable outil pédagogique pour les enseignants, qui y amènent régulièrement leurs classes pour rappeler l’importance de préserver la nature. Il est aussi un symbole local, le témoin silencieux de l’histoire et de l’évolution de la commune. Depuis le Moyen Âge, c’est un lieu historique, il y avait ici un village au XIIIe siècle.
Rattaché à
La carte des arbres de France
Entre Limagne et Livradois, le pays de Billom s’ordonne harmonieusement
entre cultures et prairies, vallées et collines, un paysage qui rappelle les rondeurs
lumineuses de la Toscane : c’est la « Toscane d’Auvergne ». Le vocable,
dit-on, remonterait à la Renaissance, lorsque la reine Catherine de Médicis
surnomma cette région qui lui rappelait tant sa Toscane natale par ses paysages vallonnés,
la douceur de son climat et son architecture méridionale.
Au coeur de ce pays aux maisons en pisé couleur de moisson coule une petite rivière, le
Madet, qui serpente entre les buttes volcaniques boisées. Aux alentours, de nombreuses
ruines de moulins, des vignes et des jardins en terrasses, des vergers et des châteaux, plus
ou moins marqués par le temps et les hommes, perchés sur des éminences de basalte. Et
puis ce chêne enchâssé dans son rocher de granit creusé d’une cupule. On y imagine volontiers
des rassemblements ancestraux, de paisibles palabres et de secrets conciliabules. Ce
matin, ce sont les membres de l’Association de protection et de la promotion de la vallée du
Madet qui oeuvrent pour « transmettre le témoignage du passé aux générations futures »,
qui s’assoient un instant sous le chêne, comme ils le font régulièrement, à l’abri des feuilles
et des deux troncs, dont l’un porte comme un oeil bienveillant.
Rattaché à
La carte des arbres de France
Au coin du feu, les anciens racontent que des êtres étranges veillent, par-delà les âges, à la paix des bocages du Berry. À n’en pas douter, le vieux chêne de Saint-Civran en est un. Marie-Claude, l’historienne de la commune, le sait bien, et s’assied contre lui pour entendre des histoires d’un autre temps. Il était une fois, au pays de George Sand…
Rattaché à
La carte des arbres de France
Ce chêne installé en bordure de l’estuaire de la Laïta, à l’entrée du site de Saint-Maurice, une ancienne abbaye cistercienne, invite à l’introspection. Il faut dire qu’à Clohars-Carnoët, il a judicieusement choisi sa place. Avec son tronc massif et sa couronne étalée et tortueuse, il a été le témoin des années sur ce lieu historique, propriété du Conservatoire du littoral depuis 1991. Mais il est aussi et surtout le gardien d’un paysage qui ne laisse personne indifférent, au pied de la rivière qui serpente dans la vallée boisée
au gré des marées et du mouvement des oiseaux, très nombreux ici. Moult fougères épiphytes l’utilisent comme support de vie. Les habitants sont nombreux à s’offrir une pause méditative sur le banc sculpté en forme de loutre, qui évoque le passage régulier de l’animal la nuit au pied du chêne.
Rattaché à
La carte des arbres de France
C’est un grand chêne au port harmonieux, avec un tronc large et robuste et un houppier
volumineux. Il trône au milieu d’une vaste prairie, et l’on doit avouer que la mise en
scène est des plus réussies, avec les montagnes calcaires du massif des Bauges en
toile de fond, le ciel immense et bleu et le vert étincelant de l’herbe et des feuillages.
Le chêne du bout du lac est l’arbre emblématique de la réserve naturelle éponyme.
Sa mise en valeur ne doit rien au hasard, et on nous assure, non sans une certaine fierté, qu’il
fait l’objet d’une « gestion paysagère particulière ». Le vocabulaire technique est toujours un
peu austère, il faut l’avouer, mais l’on comprendra plus aisément qu’ici, on est aux petits soins
pour lui. Car malgré sa prestance et son volume déjà imposant, notre chêne n’est encore qu’un
arbre en devenir. Et avec une circonférence qui dépasse déjà les quatre mètres en un peu plus
de deux siècles d’existence, nul doute que notre arbre profite pleinement de toute l’attention
qu’on lui donne. Protégé et même choyé, il est assurément promis à un bel avenir.
Aux alentours
La réserve naturelle du Bout-du-Lac est un espace humide traversé par deux cours d’eau, l’Eau
morte et l’Ire, qui alimentent le lac d’Annecy. Cette zone marécageuse, située au sud du lac,
constitue un milieu de vie d’une grande richesse, habité par des espèces emblématiques comme
le castor d’Europe, réintroduit ici dans les années 1970.
Rattaché à
La carte des arbres de France
Ce chêne à la symétrie quasi parfaite et de forme pyramidale est à la fois une rareté et une fierté locale. Clément Lefebvre et son épouse, le jeune couple propriétaire, ont fort à faire avec l’entretien de ce domaine récemment acquis, mais ils ne manquent heureusement pas d’amour pour les arbres et la nature. Le soin avec lequel ils ont préparé le chêne pour que les prises de vues soient les plus réussies possibles en témoigne. Ils me renseignent sur le fait que le chêne n’a visiblement jamais été élagué et que ce n’est pas la taille qui explique donc cette forme très originale pour un représentant de son espèce. En plus de deux siècles d’existence, il a été témoin de trois guerres et de l’occupation des deux châteaux alentour. Il en aurait bien des histoires à raconter…
Rattaché à
La carte des arbres de France
Le chêne pubescent du Bastit séduit le visiteur par son équilibre, son port harmonieux, son allure. Situé dans le domaine de Bel-Air, un peu en retrait de la ferme et à l’orée du jardin potager, il ouvre la perspective sur la campagne verdoyante et parfumée des causses du Quercy. L’arbre en lui-même n’est pas très vieux, il n’est sans doute pas tout à fait encore plusieurs fois centenaire, mais il procure déjà les sensations que l’on éprouve auprès des vénérables, plus imposants, plus âgés et plus gros : un mélange complexe, subtil et indicible, de bien-être, de sérénité, de sagesse et de quiétude. On apprécie de s’installer à côté de lui, pour profiter des choses simples, de l’air, de la vue, du chant des oiseaux, de l’absence du bruit constant des hommes, du temps qui s’étire, ou plus pragmatiquement des fumets délicieux qui émanent de la cuisine du domaine, non loin, et dont se délecteront bientôt les hôtes de passage. Hôtes auxquels le propriétaire des lieux promet de vivre en harmonie, au moins pour un temps, avec l’environnement. Au pied de son arbre, on peut dire qu’il dit vrai.
Aux alentours
Le causse de Gramat, constitué de plateaux calcaires jurassiques, est un relief typiquement karstique. C’est le causse le plus important des causses du Quercy. Une des grandes richesses de ce territoire réside dans le petit patrimoine emblématique de constructions en pierres sèches : granges, caselles, murets, puits, lavoirs, croix… Plusieurs petites vallées secrètes,
comme la vallée de l’Alzou, y sont à découvrir.
Rattaché à
La carte des arbres de France
Au sortir du confinement, en ce printemps particulier de 2020, de belles journées
ensoleillées illuminent le parc du lycée agricole Pierre-Paul-Riquet de Castelnaudary.
Sylvie Fauroux et ses élèves décident alors de faire les cours dehors, au pied d’un
grand chêne pubescent aux larges branches sinueuses, non loin de la carrière à
chevaux. L’arbre, lui, n’avait pas bougé, toujours aussi majestueux. C’est comme
s’il attendait la présence des hommes, la venue des enfants, témoigne Sylvie. En foulant l’herbe
tendre et la rosée matinale pour s’installer sous cet abri naturel, les élèves se sont reconnectés
à l’environnement qui était le leur avant l’apparition du virus et ont repris leur vie. Les élèves
ont été invités à inventer leur propre légende du chêne pubescent. Le point commun de ces
histoires : le vieux chêne apparaît comme le protecteur des êtres vivants du lycée – chevaux,
brebis, écureuils, grenouilles, canards, insectes, fleurs et humains. Il est le gardien du temple,
en quelque sorte. Il faut dire que le grand chêne a vu passer un grand nombre d’élèves et qu’il est
le témoin et le gardien de nombreux secrets depuis plus de deux cents ans. Combien de baisers
échangés en catimini par les adolescents a-t-il abrités ? Au moins un, avance la professeure, qui
confie avoir rencontré son mari ici même il y a presque trente ans…
Rattaché à
La carte des arbres de France
Dans un parc municipal d’un hectare environ, tout près de l’école de Saint-Sulpice-sur-Lèze, ce chêne déploie une forme basse singulière (un tronc principal et cinq secondaires), qui est sans doute due à un accident de jeunesse. Avec son allure tentaculaire et ses dimensions généreuses, il est devenu le terrain de jeu rassurant et idéal pour les petits. Les traditionnelles photos de classe de maternelle l’attestent : le chêne du parc de Puybusque a grandi avec les générations et a forgé de nombreux souvenirs dans la tête des habitants. « Il a été planté par le propriétaire du parc à l’époque de sa création, aux alentours de 1860, à proximité de l’orangeraie devenue école maternelle », explique Jean-Luc Flament, conseiller municipal. La commune a voulu mettre cet arbre en valeur dans le cadre du concours, parce qu’il symbolise son action quotidienne pour reverdir un village ancien dans le contexte du réchauffement climatique. Elle a en effet instauré un « permis de végétaliser », qui encourage chaque habitant à jardiner et planter dans l’espace public.
Rattaché à
La carte des arbres de France