Nous avons acheté cette propriété de 38 000 m2 en 2000.
Nous avions remarqué que la plupart des beaux arbres de
bordure étaient derrière la clôture. Nous avons fait effectuer
un bornage, et – oh, surprise ! –, ils sont rentrés dans
notre giron, car la clôture avait autrefois été posée de façon
fantaisiste. Cela nous a fortement intéressés, car nous
avons créé sur la propriété le « refuge le Coupoy », réserve
de biodiversité, sous le patronage de la LPO et de la Société
d’étude et de protection des mammifères.
El Diablo ne semble pas connu dans la région, car il est
situé en fond de propriété, elle-même encadrée par des
terrains incultes réservés aux chasseurs. Seuls les membres
des associations auxquelles nous adhérons le connaissent.
Nous avons nous-mêmes découvert avec surprise cette
silhouette, grâce à un éclairage particulier dû à un temps
couvert. Des liens particuliers unissent tous les arbres de
la propriété à mon mari, qui va souvent leur parler, les
encourager, voire les caresser... – je suis jalouse ! Nous
faisons visiter gracieusement le site et le jardin bio à tout
visiteur qui en formule la demande.
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Notre association a pour objectif de faire connaître le cyprès de Lambert et
d’encourager sa redécouverte et sa plantation. Le cyprès de Trébéron fait partie
des cyprès remarquables repérés en Bretagne.
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Ma famille est du Morvan, nous y sommes
toujours très attachés. Depuis toujours, le site
du mont Beuvray a une richesse émotionnelle.
J’adore le contact avec les arbres et l’énergie qu’ils
transmettent est magique. Lorsqu’on se rapproche
de cet arbre immense, on pourrait penser qu’il
veut nous envelopper pour nous transmettre son
histoire.
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Notre groupe est piloté par le maire de Barbeville, très attaché à
valoriser le patrimoine remarquable dont la commune a hérité.
Évidemment, les propriétaires actuels du château des Monts,
M. et Mme Duchemin, valident cette démarche tant ils sont attachés
à ce patrimoine. Ce séquoia fut planté en 1887. Âgée de 8 ans à
l’époque, Antoinette Foy devint ensuite conseillère municipale de
Barbeville. La générosité de ces châtelains à l’égard de la commune
a marqué toute cette période.
Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands occupent le
château et utilisent le séquoia comme mirador. Pour escalader
l’arbre, ils fixent des barres métalliques en forme d’échelle ; de làhaut,
ils peuvent voir la côte (environ 8 km, secteur Arromanches).
En outre, ils installent une mitrailleuse lourde dans le cèdre du
Liban planté en vis-à-vis, à laquelle ils accèdent par une échelle
longtemps restée dans l’arbre. Celle-ci, clin d’oeil de l’histoire, est
tombée le 6 juin 2008.
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Patrimoine des Monts de la Madeleine. Depuis
longtemps, l’allée est fréquentée par de
nombreux visiteurs. Elle fait partie des vestiges
d’activités agricoles liées aux communautés
paysannes de la montagne bourbonnaise. Le
geste du plessage, aujourd’hui perdu, représente
un savoir-faire ancestral que le syndicat mixte
des Monts de la Madeleine essaie de faire revivre
à travers des stages d’initiation et de formation
pour les habitants et les professionnels.
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L’été, son ombre est très agréable pour les
résidents qui aiment prendre l’air. Il nous
abrite de la chaleur et du soleil et permet
des activités festives : kermesse, pétanque,
goûter, loto, etc. Il est l’emblème du journal
de l’EHPAD, qui s’intitule À l’ombre du
cèdre. C’est l’emblème du Liban, mais aussi
celui de la forêt domaniale d’Antonne et de
la maison de retraite voisine. Âgé de plus
de 300 ans, il en est d’ailleurs le véritable
doyen.
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C’est un peu notre ancêtre », vous diront les habitants de
la vallée de Bruche. Et pour cause, cet arbre a plus de deux
siècles ! Planté par la communauté protestante des anabaptistes
en 1793, il symbolise le rattachement de leur territoire, la
principauté de Salm, à l’État français. Cette communauté
pacifique refusait le service militaire. Un accord fut trouvé – le
premier service civique – et le gros chêne fut planté.
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Forme buissonnante et silhouette en échasse, positionné seul en front de la
façade littorale, entre terre et mer, à proximité de l’embouchure de la Rivière
Salée qui sépare les deux principales îles de Guadeloupe, Grande-Terre et
Basse-Terre, on reconnaît le palétuvier rouge de Jarry au premier coup d’oeil.
Il nous rappelle qu’avec près de 8 000 ha de mangroves, l’écosystème le plus productif
en biomasse à travers le monde, la Guadeloupe abrite la plus grande forêt humide des
Petites Antilles. Ni plus ni moins.
Et la mangrove est ici au coeur de la vie des hommes et de leurs croyances. En Guadeloupe, le
bois des palétuviers était utilisé pour produire du bois de chauffe, ses feuilles vertes étaient
préconisées pour les femmes après l’accouchement et l’extrémité des tiges, qui n’ont pas, elles,
de contact avec l’eau de mer, s’employait contre les maux dentaires. La mangrove, cette forêt
à l’allure inquiétante, a servi de refuge aux « Neg’Marrons », les esclaves qui ont lutté pour
leur liberté en fuyant la propriété de leur maître. S’échapper dans cet espace inhospitalier
leur permettait de perdre les chiens lancés à leur poursuite. Pour se protéger des piqûres
d’insectes, les « Neg’Marrons » s’enduisaient de la vase de la mangrove donnant naissance
dans l’imaginaire à d’effrayants zombies, les fameux « soukounians ».
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En sursis : voilà la situation du robinier faux-acacia de Larchant, au pays
Beauce Gâtinais en Pithiverais. Dans un secteur d’agriculture très intensive,
sous les continuels effluves carbonés et azotés des gaz d’échappement, sans
autres compagnons verticaux que d’innombrables pylônes électriques et
panneaux : voilà la situation vraiment peu enviable de notre arbre. On lui prédit même
un futur rond-point, qui pourrait sonner son glas, car ce seul arbre à des centaines de
mètres à la ronde va sans doute gêner. Notre monde ne tourne pas rond.
Pourtant, ce robinier mériterait un certain respect. Mais pas à la façon de ces vandales
qui, en 2011, l’ont attaqué à la tronçonneuse, ce qui lui vaut aujourd’hui une lourde prothèse
de métal et de béton armé… Visible à plusieurs kilomètres à la ronde, il marque
l’arrivée à Larchant, grand lieu de pèlerinage au Moyen Âge. Il pourrait avoir été planté
par Jean Robin (1550-1629), herboriste au service successif des rois Henri III, Henri IV et
Louis XIII, qui importa les premiers robiniers en Europe. Ce qui en ferait l’un des plus
vieux spécimens de France. Respect, vous avez dit respect ?
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Entre Limagne et Livradois, le pays de Billom s’ordonne harmonieusement
entre cultures et prairies, vallées et collines, un paysage qui rappelle les rondeurs
lumineuses de la Toscane : c’est la « Toscane d’Auvergne ». Le vocable,
dit-on, remonterait à la Renaissance, lorsque la reine Catherine de Médicis
surnomma cette région qui lui rappelait tant sa Toscane natale par ses paysages vallonnés,
la douceur de son climat et son architecture méridionale.
Au coeur de ce pays aux maisons en pisé couleur de moisson coule une petite rivière, le
Madet, qui serpente entre les buttes volcaniques boisées. Aux alentours, de nombreuses
ruines de moulins, des vignes et des jardins en terrasses, des vergers et des châteaux, plus
ou moins marqués par le temps et les hommes, perchés sur des éminences de basalte. Et
puis ce chêne enchâssé dans son rocher de granit creusé d’une cupule. On y imagine volontiers
des rassemblements ancestraux, de paisibles palabres et de secrets conciliabules. Ce
matin, ce sont les membres de l’Association de protection et de la promotion de la vallée du
Madet qui oeuvrent pour « transmettre le témoignage du passé aux générations futures »,
qui s’assoient un instant sous le chêne, comme ils le font régulièrement, à l’abri des feuilles
et des deux troncs, dont l’un porte comme un oeil bienveillant.
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